Enfant & Maman26 février 20264 min de lecture

Et si je n'aimais pas mon bébé ?

Écrit par Dr Alexis Robic · Studio Inné, Marseille

Peur intérieure, taboue, mais profondément humaine

Une question que l’on ne dit pas à voix haute. Et si je n’aimais pas mon bébé ? Peur de ne pas aimer son bébé.

« J’ai peur de ne pas l’aimer. Peur de ne pas ressentir ce lien. Peur de ne pas être capable d’aimer comme il faut. »

Chez Inné, nous accompagnons aussi ces silences. Ces pensées fugaces, puis obsédantes. Ces doutes enfouis sous le “tout va bien” social.

Car la peur de ne pas aimer son bébé n’est pas une aberration.C’est souvent un signal profond, une mémoire, une tension entre l’histoire et le présent.

Ce que cette peur de ne pas aimer son bébé peut cacher

Cette peur peut avoir plusieurs visages :

• La crainte d’un rejet viscéral,

• L’angoisse de ne pas être une “bonne mère”,

• Le sentiment d’être émotionnellement “froide” ou inadéquate,

• La projection d’une blessure vécue dans l’enfance : “et si je reproduisais ce que j’ai reçu ?”

Cette peur ne dit pas que vous êtes incapable d’aimer. Elle dit peut-être que votre corps ou votre cœur n’ont pas encore été autorisés à aimer librement.

Ce que la science et la psychologie confirment

1. Le lien d’attachement peut être différé — et c’est normal

“Postpartum Bonding Questionnaire (PBQ): a screening tool for early disorders of the mother–infant relationship”Brockington et al., Archives of Women's Mental Health, 2006

Une mère sur cinq peut ressentir une absence de lien émotionnel immédiat avec son bébé dans les premières semaines, sans que cela n’altère à long terme l’attachement, si ce vécu est reconnu et accompagné.

2. Les traumatismes d’attachement influencent le lien mère-enfant

“The Impact of Unresolved Attachment Trauma on Maternal Behavior”Lyons-Ruth et al., Development and Psychopathology, 2006

Une mère qui n’a pas pu recevoir un lien sécure dans sa propre enfance peut ressentir une peur de reproduire, ou à l’inverse, un blocage dans l’accès à l’amour.

3. Le stress périnatal affecte le lien émotionnel

“Effects of prenatal maternal stress on child outcomes”Van den Bergh et al., Neuroscience & Biobehavioral Reviews, 2005

Un niveau élevé de stress avant ou après l’accouchement modifie la production d’ocytocine, l’hormone centrale de l’attachement et de la tendresse.

Femme en post-partum avec son nourrisson, évoquant la difficulté du lien mère bébé et la peur de ne pas ressentir d’attachement.
Parfois, aimer, c'est crier ce qu'on a longtemps trop longtemps tu.

Et si ce n’était pas une peur… mais une mémoire ?

"Pourquoi ai-je peur de ne pas aimer mon enfant ?”

"Est-ce que je vais être une bonne mère si je n’ai pas le déclic tout de suite ?”

"Et si je n’étais pas capable d’aimer comme il faut ?”

Ces questions, nous les entendons souvent formulées… à demi-mots. Mais elles disent quelque chose de sacré : Le besoin d’aimer profondément, autrement.

Ceque nous observons chez Inné

Chez les femmes qui expriment cette peur, nous retrouvons souvent :

Plan
Éléments observés
Émotionnel
Blessures d’attachement, sentiment d’insuffisance, culpabilité latente
Transgénérationnel
Histoire de femmes ayant transmis “sans lien”, silence familial, deuils non faits
Neurologique
Système nerveux bloqué en mode vigilance, empêchant l’accès au lien doux
Fascial
Tensions au niveau du diaphragme, du cœur ou du bassin (zone de l’attachement et de l’accueil)
Hormonal
Déséquilibre du cortisol ou de l’ocytocine post-partum, fatigue chronique

Ce qu’il faut oser entendre

• Non, le lien n’est pas toujours immédiat.

• Non, vous n’êtes pas “froide”.

• Non, ce n’est pas un échec maternel.

• Oui, vous avez le droit de vous sentir étrangère à votre bébé les premiers jours.

Le lien se tisse, il ne se décrète pas. Il ne se mesure pas au “coup de foudre”. Il a besoin de temps, de corps, de sécurité intérieure.

Ce que nous faisons chez Inné

Nous accompagnons la femme avant la mère.Car c’est elle, dans son intégrité, qui tisse l’amour, pas un instinct “automatique”.

Nos soins combinent :

Corps

• Libération des tensions du cœur, du diaphragme et du bassin

• Stimulation douce de la production naturelle d’ocytocine

• Rééquilibrage du système nerveux (passage du mode protection au mode lien)

Émotion & Histoire

• Accueil et verbalisation de la peur, sans jugement

• Travail transgénérationnel sur la lignée maternelle

• Séances en couple pour que le partenaire soutienne le lien, pas seulement l’effort

Intégration

• Reconnexion sensorielle avec le bébé (même à distance ou in utero)

• Pratiques douces de recentrage (visualisations, respiration, toucher, chant)

• Accompagnement du post-partum sur le lien, la fatigue, la mémoire du corps

Ce que nous croyons

Vous n’êtes pas censée être parfaite.

Vous êtes censée être là, présente, en vérité.

Et c’est de là que naît l’amour.

Pas dans l’extase immédiate, mais dans la cohérence, la tendresse, et parfois… dans la réparation.

Prendre rendez-vous

Nous proposons :

• Des séances pré-conception et grossesse pour pacifier la mémoire maternelle

• Un accompagnement post-partum du lien mère-bébé

• Des soins pour ouvrir l’espace du cœur et du bassin

• Des consultations en couple pour soutenir l’accueil du lien

• Des soins à distance ou en présentiel, selon votre lieu de vie

Contactez-nous

Whatsapp : 06 99 20 06 70

Vous n’avez pas à forcer un amour.

Vous avez à vous autoriser à l’accueillir, comme il vient.

À votre rythme. Avec votre histoire. Avec vos cicatrices.

Et nous sommes là pour ça.

Pas pour déclencher quelque chose.

Mais pour retisser ce qui est déjà en vous, et qui attend, peut-être depuis des générations, d’être transmis autrement.

Ce que ça change en séance

Ce texte décrit ce que nous observons au studio. Chaque terrain reste singulier : une lecture personnalisée commence toujours par une première consultation.

Réserver une séance Poser une question

← Le journal